Depuis 960 le pèlerinage de Notre-Dame du Puy s’est enrichi d’un sanctuaire étroitement lié à celui de La Vierge Marie : Saint-Michel d’Aiguilhe. Voici les mots qui témoignent par delà les siècles de la fondation de cette chapelle aérienne sur un site qu’il faut bien qualifier « d’unique au monde » : Moi Truanus, doyen de l’Eglise d’Anis ai construit une chapelle qui soit belle à voir en l’honneur de Monseigneur Saint Michel. « Belle à voir », cette expression reste merveilleuse d’actualité pour les milliers de touristes et de pèlerins qui gravissent chaque année le rude escalier que le doyen Truanus fit entailler à même la lave, au temps de l’évêque du Puy Godescalc, le premier jacquaire connu en France.
La restauration récente des fresques séculaires qui recouvrent les parois de la chapelle, associée à une animation dynamique et une communication efficace, assumées par le propriétaire du site c’est à dire la ville d’Aiguilhe, assurent à ce site une notoriété et une fréquentation croissantes.
Dire que Saint Michel est un site extraordinaire, c’est trop court. C’est un sanctuaire. C’est un lieu de passage, c’est une porte. Et la clef de cette porte, c’est la Foi.
Ces hommes du Moyen-Âge, quelle clair-voyance ! Le 31 mai 2005, lorsque presque tous les évêques de France ont gravi le Rocher à la suite de Mgr Brincard, l’un d’entre eux a déclaré avec un magnifique accent méridional : Cet évêque Godescalc… en faisant construire cette chapelle en 960, il a une «initiative pastorale» d’avenir. Est-ce que nos initiatives à nous dureront plus de 1045 années ?