Recouverts sous un enduit à la chaux en 1823, les décors remis à jour et décrits par le peintre Anatole Dauvergne en 1851 ont bénéficié récemment d’une restauration engagée par la mairie d’Aiguilhe. Pendant près d’un an et demi, l’entreprise Eures Atelier a réalisé sous la responsabilité de l’architecte en chef des monuments historiques – Monsieur Manciulescu – au nettoyage et à la consolidation des murs avant de retoucher les éléments retrouvés pour les rendre plus lisibles.
Sur la voûte du chœur est représenté Jésus-Christ avec le nimbe crucifère, entouré d’une auréole circulaire ; de part et d’autre du Christ le soleil et la lune inscrits dans les disques ; en face du Christ, St Michel entre deux séraphins. Aux angles dans de petits cercles les symboles des évangélistes : l’ange de St Matthieu, l’aigle de St Jean, le Lion de St Marc et le bœuf de St Luc. Au Nord et au Sud, deux anges en buste s’intercalent entre les médaillons des évangélistes. Audessous de la voûte sont représentés les douze apôtres et d’autres saints personnages. Sur le mur à l’est derrière l’autel, le fresquiste a dessiné le ciel et la résurrection des morts. Au ciel, représenté ici comme un beau palais, les élus sont introduits par St Michel. De l’autre côté nous pouvons distinguer un ange qui sonne la trompette et des morts qui sortent des tombeaux : évocation du jugement dernier. L’enfer est représenté sous le ciel.
Parmi les décors aujourd’hui disparus, nous pouvons parler du carré magique qui était situé dans l’embrasure de la tribune : ce sont cinq mots de cinq lettres qui se lisent dans tous les sens. Au temps des persécutions, le carré magique était entre chrétiens un signe secret d’appartenance au christianisme.