De ce texte de 961 on a inféré qu’avant la fondation de Saint-Michel le rocher était escaladé, à l’occasion, par des hommes très agiles. C’est assurément une des plus anciennes attestations écrites d’une activité de ce type, qui devrait en logique attirer sur Aiguilhe la considération des varappeurs et alpinistes.
Le problème est l’interprétation de cette donnée peu développée. Faut-il comprendre qu’exceptionnellement de jeunes fous avaient tenté l’escalade ? Ou que celle-ci avait un caractère plus organisé, éventuellement depuis longtemps ? Cérémonie de passage pour la jeunesse masculine des environs ou de plus loin, élément d’un culte païen sur le site ?
Il n’est guère possible de se prononcer, mais le caractère extraordinaire du rocher a invité les auteurs qui ont abordé ce sujet à affirmer qu’il avait dû accueillir une sorte de culte, comme on dit, naturiste, bien longtemps avant sa dédicace à l’archange.
On a également avancé anciennement que la chapelle elle-même, au sommet du rocher, remplaçait un lieu de culte antique ; mais cela supposerait une accessibilité que justement contredit ou du moins minimise l’acte de 961.





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